Le financement de l'enseignement supérieur français

1 septembre 2011

Une seule observation suffira à introduire à cette question du modèle économique de l’enseignement supérieur : d’un côté, le gouvernement a renoncé en 2010 à supprimer le cumul entre la demi-part fiscale et l’APL, c’est-à-dire a renoncé à une économie annuelle (ou une recette fiscale) de 400M€ environ, et, de l’autre, il a étalé sur deux années budgétaires la mise en place du 10ème mois de bourse (au total, une dépense supplémentaire d’environ 160 M€ étalée sur deux ans). Le plus étrange est l’absence de réaction que suscite un arbitrage aussi inéquitable, au détriment des étudiants appartenant aux familles les plus modestes : personne ne semble publiquement se demander au nom de quoi on décide à la fois de maintenir un avantage fiscal à une telle hauteur pour les classes moyennes supérieures et les classes supérieures, et d’économiser sur les bourses à caractère social.

Sur le même thème

4 septembre 2020

Après la présentation du plan de relance, la CPU affirme son engagement et sera une force de proposition réactive...

23 janvier 2020

Le 19 janvier, la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Frédérique Vidal...