Comité

Comité numérique

Dès mars 2011, la CPU qui avait pressenti l’importance croissante pour le fonctionnement de l’enseignement supérieur et la recherche, des enjeux liés à la révolution numérique, avait mis en place une structure de réflexion transversale.  Sa mission était d’élaborer une doctrine sur le numérique alors que les universités devaient déjà faire face à une multiplication des usages du numérique dans des fonctions comme la documentation, la pédagogie, les systèmes d’information et les réseaux ou encore les métiers de gestion et de management.

Des établissements véritables acteurs des enjeux du numérique

La  transformation de ce groupe de travail en  un Comité,  structure à caractère pérenne, a consacré dès l’année suivante en 2012 le numérique comme un chantier d’investissement durable pour la CPU : il s’agit en effet de faire  des établissements de véritables acteurs de la mutation d’ampleur issue de la généralisation des outils numériques, ce qui suppose un travail de veille, d’anticipation et de réflexion sur ses impacts que soit en termes organisationnels ou culturels. Effets de la révolution numérique, des structures nouvelles, telles que les learning centers, apparaissent, fédérant des compétences autrefois éclatées, faisant voler en éclats les frontières  et les cloisonnements entre des corps de métiers distincts ; en matière de pédagogie, l’outil numérique remet en cause la verticalité des  modalités traditionnelles de transmission. Enfin, le développement spectaculaire des MOOCs anglo-saxons et leur diffusion très large dans le monde entier constitue un véritable défi pour l’enseignement supérieur français,  notamment en termes de visibilité de son offre de formation.

La mise en place du programme France Université Numérique par la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche  en janvier 2013 se veut d’abord une réponse à ce nouveau contexte universitaire international refaçonné par l’outil numérique. Au-delà, et à plus long terme, il s’agit aussi d’engager la nécessaire révolution pédagogique induite par  les usages des nouvelles technologies. La CPU, qui participe activement au pilotage de ce projet, s’efforce de faire valoir les acquis existant dans les universités et les structures mutualisées liées au numérique, un capital disparate et éclaté qui recèle de véritables compétences  qu’il faut mettre au service de ce programme. Le succès d’un tel projet est étroitement lié à l’investissement des acteurs du monde universitaire.

Ce souci exprimé par la CPU de travailler avec les acteurs de terrain va d’ailleurs se concrétiser dès le mois de septembre 2013 à travers le lancement d’un réseau des référents numériques  qui seront les relais et les supports de la réflexion animée par la CPU.

Enfin le Comité numérique de la CPU copilote avec le Ministère,  le Comité de Pilotage des Systèmes d’Information. Il est donc parti prenante des décisions qui concernent l’architecture générale de ces systèmes et leurs évolutions.

Les membres du Comité