Vers une coopération renforcée entre les régions et les établissements d’enseignement supérieur

Le 28 février dernier, à l’occasion du colloque annuel de la CPU, organisé à Reims, la CPU et l’Association des Régions de France ont signé une convention-cadre de coopération destinée à renforcer leurs liens et à fixer de nouvelles bases de travail suite aux évolutions législatives des dernières années. En 2017, les axes de travail porteront sur quatre chantiers prioritaires : le patrimoine universitaire, la formation tout au long de la vie, l’intégration des formations paramédicales au sein des universités et les futurs programmes européens.

« Cette convention n’est pas une simple intention à agir ensemble, mais la traduction de notre volonté commune de faire progresser la montée en compétences des populations, les capacités de recherche et d’innovation et l’accompagnement des transitions de nos territoires », a affirmé Gilles Roussel, président de la CPU à l’occasion de la signature de la convention avec Philippe Richert, président de Régions de France.

En 2009, la CPU et l’ARF avaient déjà signé, pour une durée de 5 ans, une convention visant à mettre en place des relations de travail régulière entre les organisations, dans un objectif d’accès à l’enseignement supérieur pour le plus grand nombre et dans un cadre d’engagement croissant des régions dans le soutien aux universités.

De nouvelles bases de travail nécessaires

Ces dernières années, la loi pour l’enseignement et la recherche de juillet 2013 qui a organisé une contractualisation entre l’Etat et les établissements à l’échelle des sites, la loi d’aout 2015 portant sur une nouvelle organisation territoriale de la République ainsi que la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles de janvier 2014 ont renforcé l’intensité des relations entre les universités et leurs territoires et redessiné leur cadre.

« En renouvelant notre protocole d’accord pour les trois prochaines années, nous voulons affirmer notre souhait de poursuivre et d’intensifier des travaux en commun sur un ensemble de sujets partagés », a indiqué Gilles Roussel.

La convention-cadre fixe donc de nouvelles bases de travail entre les deux parties, qui s’engagent à conduire des actions communes sur les thématiques suivantes :

– La stratégie et la planification territoriale de l’enseignement supérieur et de la recherche ;
– Les liens avec le monde économique (apprentissage et formation continue dans le supérieur, formation tout au long de la vie, insertion professionnelle des diplômés du supérieur, innovations pédagogiques) ;
– Les financements non-récurrents, tels les contrats de plan Etat-Région (CPER), le programme d’investissements d’avenir (PIA), les fonds européens, les fondations universitaires…
– La vie de campus et la dynamisation des territoires ;
– La stratégie d’internationalisation, et notamment le soutien à l’accueil et à la mobilité des chercheurs et des étudiants ;
– La concertation et la réflexion communes pour l’évolution des prochains programmes-cadre européens ;
– La recherche, le transfert et la valorisation à travers des dispositifs tels les sociétés d’accélération du transfert de technologies (SATT), les incubateurs et les pôles de compétitivité.

La mise en place d’évènements communs

Au cours de l’année, la CPU et l’ARF organiseront des moments formels d’échanges sur des sujets d’actualité impliquant les deux parties et s’inviteront à leurs événements phares respectifs (congrès des Régions de France et colloque annuel de la CPU). Elles s’engagent part ailleurs à faciliter des démarches conjointes, soit entre établissements et conseils régionaux d’une même région, soit à travers l’organisation de séminaires d’échange.

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