« Université et entrepreneuriat étudiant » : Pour Alain Asquin ce guide est « une source d’inspiration »

A l’occasion du lancement du guide « Université et entrepreneuriat étudiant », réalisé par la CPU, avec l’appui du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Alain Asquin, vice-président Entrepreneuriat et Expérimentations à l’université Jean Moulin Lyon 3, met en lumière, à travers cet entretien, la valeur ajoutée et le rôle du guide pour la communauté universitaire et ses partenaires institutionnels.

Dans quelle mesure les universités peuvent-elles se saisir de ce guide ?

Ce guide témoigne de l’impressionnante vitalité des étudiants entrepreneurs en France et de la force d’accompagnement que représentent désormais les universités avec leurs partenaires. En tant que tel, il permet à chacun de prendre conscience du mouvement général auquel il contribue.
En cela, il est une source d’inspiration pour ceux qui veulent renforcer leurs actions (et donc chacun de nous !), ou même pour ceux qui voudraient s’engager dans ce mouvement et qui hésitaient devant la somme d’informations éparses qu’il fallait rassembler. Beaucoup de sujets sont couverts dans ce guide : le profil des étudiants entrepreneurs, leurs ressentis, les services qu’ils apprécient, la grande diversité de leurs intentions et de leurs projets, les actions de terrain des PEPITE, les partenariats, des formats de lieux pour entreprendre…Finalement, c’est une invitation à entrer dans le groupe d’échange des PEPITE qui régulièrement partage sur ces questions.

En dehors de la communauté universitaire, à quels acteurs le guide peut-il s’adresser ?

Dans son format intégral, ce guide peut s’adresser aux partenaires institutionnels avec lesquels travaillent les universités et leurs PEPITE. Il permet aux collectivités locales et territoriales d’avoir une vision globale des actions mais aussi de se situer. Cela doit permettre de nourrir les échanges lors des discussions d’orientation avec les PEPITE pour imaginer comment mettre en œuvre telle ou telle action expérimentée ailleurs. Les universités et leurs PEPITE vont jouer un rôle de plus en plus important dans le développement territorial par la création d’activité, le développement des PME et l’innovation.
Bien d’autres acteurs peuvent s’en saisir, comme les réseaux de dirigeants. Ce guide démontre à la fois la créativité et le professionnalisme du travail qui est réalisé. Il montre à ceux qui en ont la capacité, l’impérieuse nécessité de venir soutenir cette dynamique pour la rendre soutenable. Après la lecture de ce guide, ils doivent appeler le PEPITE de leur territoire… Et bientôt une partie de ceux qui nous soutiendront seront passés par nos dispositifs.

En quoi l’entrepreneuriat étudiant est-il devenu aujourd’hui une évidence?

Le fait que ces jeunes entrepreneur.e.s soient encore en situation d’études, ou qu’ils y reviennent via le D2E alors qu’ils sont jeunes diplômé.e.s est un avantage évident pour eux car entreprendre nécessite d’être constamment ouvert à l’apprentissage dans un monde marqué par la complexité.
Bien sûr, entreprendre pendant ses études n’est pas sans conséquence sur l’agenda, mais c’est une chance extraordinaire pour développer une posture réflexive au cœur même de l’action, pour réinterroger constamment les situations, ne pas subir. Les universités offrent un environnement propice au développement de ces compétences. Il y a quelques années, le statut d’étudiant faisait préjuger d’un projet peu sérieux, sans réelle dimension. Aujourd’hui, les programmes d’accompagnement mis en place dans les universités, l’aide au prototypage, le lien avec les laboratoires et l’accompagnement des SATT ont changé l’image de l’étudiant entrepreneur. Les universités sont dans doute l’un des meilleurs endroits pour entreprendre.

Lire le communiqué sur la sortie du guide, sur ce site