Université d’été de la CPU : tirer les leçons de la crise sanitaire

Rendez-vous structurant de la rentrée universitaire, l’Université d’été de la CPU a lieu cette année les 26 et 27 août. Face à l’épreuve collective du Covid-19 au cours de laquelle les universités ont fait preuve d’innovation et d’adaptabilité, l’Université d’été entend mettre en exergue la mobilisation sans précédent des établissements, en tirer partie pour anticiper les crises futures, et réfléchir à la mise en place des modes de régulation interne dans les universités, préservant leur autonomie de fonctionnement. Construite autour de trois séquences, l’Université d’été fera la part belle aux retours d’expériences des établissements, tous confrontés aux mêmes problématiques. 

Les crises sanitaires, environnementales mais aussi démocratiques et sociales révèlent et amplifient les nouveaux défis collectifs auxquelles l’Université est confrontée. Ces défis sont aussi, pour elle, l’occasion de promouvoir savoir-faire et innovations dans ses missions. Des protocoles de sécurité sanitaire à la poursuite du fonctionnement administratif, technique, pédagogique et scientifique, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche français ont ainsi montré une grande capacité d’adaptation à la pandémie de Covid-19. Ils ont mis en place en quelques jours l’enseignement à distance ; des étudiants volontaires ont renforcé les équipes de santé ; et la recherche s’est montrée extrêmement innovante dans le combat contre l’épidémie. 

Capitaliser et mieux anticiper

La crise a démontré l’immense potentiel des universités, et a aussi mis au jour des points d’amélioration possibles. L’Université d’été entend tirer les leçons de cette épreuve collective, à travers trois séquences. 

La première, animée par Emmanuelle Garnier, présidente de l’Université Toulouse-Jean-Jaurès, consiste à mener un travail de capitalisation sur les adaptations rendues nécessaires dans les différents domaines de la vie universitaire. Comment prendre en compte l’extrême diversité des modes d’ajustement et la pluralité des collectifs de travail et des usagers ? 

La deuxième, animée par Manuel Tunon de Lara, président de l’Université de Bordeaux, s’intéresse à la façon dont nos établissements peuvent mieux anticiper les crises, en s’appuyant sur leur savoir-faire pratique et scientifique sur les problématiques de risques. 

La troisième, animée par Nathalie Dompnier, présidente de l’Université Lumière Lyon 2, concerne nos modes de régulation interne dans l’organisation et la prise de décision. Comment, en effet, articuler autonomie, responsabilités et suivi des consignes nationales ? 

Les séquences de travail seront ponctuées d’échanges collectifs et donneront la parole aux dirigeants d’établissements européens.