Transition énergétique : les propositions de la CPU

Le projet de Loi de programmation sur la transition énergétique a été présenté mercredi 18 juin en Conseil des Ministres par Madame la Ministre Ségolène Royal, et a été soumis pour avis à la commission spécialisée du CNTE (comité national de la transition énergétique)  les 19 juin 23 juin, commission à laquelle participe la CPU. Réunie en assemblée plénière jeudi 19 juin, la Conférence approuvé les propositions de la CPU présentées par le Président du Comité de la Transition écologique et énergétique de la CPU, Monsieur Youssoufi Touré.
Ces propositions faisaient suite au grand débat organisé sur ce thème par la CPU, le 15 avril dernier.

La perspective de l’adoption de ce grand projet de Loi sur la Transition énergétique, soumis au Parlement d’ici l’automne, et le contexte de la préparation de la 21e Conférence des parties sur le Climat en 2015 à Paris confortent les choix de l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, à savoir : aucun changement de la société ne peut se faire sans l’innovation et la recherche, et sans la formation des citoyens et décideurs d’aujourd’hui et de demain à l’enjeu majeur du XXIe siècle qu’est la transition énergétique. De même, la capacité à dispenser des formations, initiales et continues, aux citoyens, tout au long de la  vie, conditionnera la capacité de notre pays à disposer de professionnels dans les nouveaux métiers de la transition énergétique.

Ces différents rôles – recherche, formation, innovation, sensibilisation aux enjeux du développement durable – sont au cœur des missions des universités, résolues à relever ce défi.

Les établissements d’enseignement supérieur sont donc bien au cœur du changement de société que constitue le virage vers une nouvelle politique énergétique. En matière d’immobilier, ils ont un devoir d’exemplarité au regard des missions de formation et de recherche qui sont les leurs, d’autant plus que l’enseignement supérieur représente aujourd’hui près d’un tiers des bâtiments publics,  avec des enjeux de rénovation qui sont considérables.

La CPU estime que l’investissement fort de la France dans le triptyque « enseignement supérieur, recherche et innovation » est un facteur clé de la compétitivité dans le domaine énergétique, et demande l’intégration d’un volet ‘formation’ dans les processus de mise en œuvre de la gouvernance de la transition énergétique, l’intégration de l’enseignement supérieur dans tous les processus de soutien des emplois verts, et enfin le soutien de l’Etat dans la transition vers des campus durables en faisant des établissements d’enseignements supérieur des vitrines au niveau national et international. Pour ces raisons la CPU, engagée au CNTE, demande également la participation des universités au dispositif de gouvernance de la transition énergétique.

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