Tirage au sort : position de la CPU

22 mai 2017

Position

Si (…) il est nécessaire, compte-tenu de la capacité d’accueil dans la formation de l’établissement considéré, d’arrêter un choix entre des candidats ayant un même ordre de priorité, il est recouru à un tirage au sort entre ceux-ci ( circulaire du 27 avril 2017 définissant les règles et les procédures d’admission en première année de licence ou en première année commune aux études de santé)

La CPU rappelle son opposition constante au procédé de tirage au sort pour sélectionner les étudiants admis dans les licences à capacités d’accueil limitées. Elle se prononce contre son usage et demande que l’admission puisse se faire sur la base de prérequis.

Le système de tirage au sort confine à l’absurde, puisqu’il conduit, de manière aléatoire, à refuser l’entrée d’une licence à des étudiants qui s’y épanouiront très probablement, au profit d’étudiants à qui les filières générales ne conviennent pas et qui s’y trouveront en échec.

En effet, le tirage au sort :

– va à l’encontre du travail mené par les services d’orientation des universités et du mouvement de fond qui place le projet personnel de l’étudiant, gage de réussite, au cœur de son orientation ;

– décrédibilise l’université : aucune université dans le monde ne fait cela, aucune école ou classe préparatoire aux grandes écoles en France n’accepterait cela ;

– par voie de conséquence, entraine un surcoût financier du système et un gâchis humain.

C’est en ayant à l’esprit ce souci d’orientation et de réussite que la CPU recommande la mise en place d’une priorité d’accès en licence par le biais de prérequis rendus publics et la possibilité pour les universités d’organiser des parcours adaptés.

Plus généralement, réaffirmant le rôle d’opérateur de l’Etat que l’Université assume avec responsabilité en matière d’accueil des nouveaux flux de bacheliers, la CPU demande néanmoins que le choix et la poursuite d’études puissent se faire en cohérence avec le parcours précédent de l’étudiant.

Dans un contexte particulièrement difficile d’augmentation constante du nombre d’étudiants (+ 40 000 l’année prochaine) et de flux supplémentaires à intégrer dans le processus (en vertu du principe d’égalité de traitement entre les néo-bacheliers et les candidats en réorientation), la CPU souhaite donc vivement qu’une concertation avec l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur soit ouverte sur l’ensemble des filières post-bac de l’enseignement supérieur et de la recherche (et pas seulement universitaires).

Elle refuse le choix qui a été fait de consolider sur un simple plan juridique une situation notoirement insatisfaisante au regard des enjeux de l’élévation du niveau général de formation dont notre pays a besoin.

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