Sondage OpinionWay-CPU auprès des élus et des chefs d’entreprise : une bonne opinion des universités et des attentes fortes vis-à-vis de leurs formations

94% des élus et 85% des dirigeants d’entreprise ont une bonne opinion de l’université, selon un sondage OpinionWay pour la Conférence des Présidents d’Université à propos du rapport à l’Université des élus et chefs d’entreprise.

Pour le président de la Conférence des présidents d’université, Manuel Tunon de Lara, « si ces résultats sont un grand motif de satisfaction, ils montrent qu’élus et chefs d’entreprises ont de fortes attentes vis-à-vis de l’université et de la recherche scientifique, en particulier pour atteindre les objectifs de développement durable, sur l’attractivité des territoires et la formation des compétences de demain. Nous devons donc faire plus et mieux car ces fortes attentes nous obligent. Elles nous indiquent des marges de progression, nous invitent à travailler encore plus, à accélérer nos transformations et à mieux faire connaître nos réussites et nos points forts. »

Ce sondage indique que cet avis largement positif sur l’université, s’appuie sur le rôle déterminant qu’ils/elles leur accordent dans la préparation de l’avenir du pays en termes d’emploi et de capacité́ scientifique et technologique.

Élus et chefs d’entreprises reconnaissent les apports nombreux et variés des universités à la société, autant pour l’économie locale que pour la cohésion sociale, en particulier grâce à la recherche qui y est menée. Pour cette raison, ils considèrent que les universités doivent être une priorité́ du prochain mandat présidentiel.

La formation à l’université est louée pour sa diversité, autant dans son contenu que dans son recrutement. Les dirigeants d’entreprise pointent l’originalité des profils, leur diversité sociale et la variété des points de vue des diplômés qui en sortent.

Des attentes fortes sur les formations

Cependant, malgré les transformations considérables en termes de professionnalisation des formations et d’employabilité des étudiants, élus et chefs d’entreprises estiment que les universités ne préparent pas encore suffisamment leurs étudiants à la réalité́ de la vie professionnelle. Pour y remédier, une large majorité́ des décideurs plaide pour une plus grande professionnalité́ des cursus et des formations universitaires.

Alors que tous les indicateurs avant la crise sanitaire montrent des taux d’insertion et des niveaux de rémunération remarquables de nos diplômés, en progression, la Conférence des présidents d’université note que les transformations considérables de nos établissements, de leurs formations et de l’employabilité de nos étudiants sont encore insuffisamment perçues et reconnues, élus et chefs d’entreprise s’estimant eux-mêmes mal informés sur le sujet : il y a un encore effort à faire de la part des établissements pour mettre en valeur leurs réussites dans le domaine de la professionnalisation des étudiants.

La CPU sera force de proposition auprès du gouvernement et des syndicats dans une dynamique de co-construction qu’elle juge indispensable, mais également dans une logique d’anticipation des métiers et des compétences de demain à tous les niveaux de formation, de la licence au doctorat.

Les principaux résultats du sondage


La principale donnée est que les décideurs se distinguent par leur bonne opinion à l’égard des universités
 : ils/elles ont une image des universités encore meilleure que le grand public (86%contre 69%), alors que la moitié des décideurs interrogés déclarent qu’ils ont été formés à l’université (un tiers des Français déclarait de même en mai 2021).

Cette opinion favorable est exprimée malgré́, selon elles et eux, une information imparfaite des concernant l’université. Seulement la moitié́ déclare qu’ils sont bien informés concernant les formations qu’elle propose, la recherche qu’elle produit ou les moyens dont elle dispose (53%), et seuls 12% des décideurs se disent très bien informés.

Comme l’ensemble des Français, les décideurs accordent une grande importance à l’université et pointent un problème de sous-financement : ils/elles sont 93% à considérer que la formation de la jeunesse doit être une priorité́ du prochain mandat présidentiel (87% chez l’ensemble des Français) et 83% que la recherche scientifique dans les universités doit également être une priorité́ (82% pour les Français).

L’importance accordée à l’université est à analyser à l’aune des responsabilités qui lui sont attribuées dans des domaines variés :
– 81% des dirigeants déclarent que la recherche scientifique crée les emplois qualifiés et les métiers de demain ;
– 79% que l’université doit jouer un rôle majeur dans la transition énergétique, 77% qu’elle joue un rôle important dans le rayonnement de la France à l’international ;
– et 73% que l’université est le premier opérateur de la recherche scientifique dans le pays.

Au regard de ces attentes 72% des décideurs interrogés considèrent que les moyens attribués à l’université pour son fonctionnement sont insuffisants. Pour autant, une majorité́ des décideurs jugent que les universités arrivent à la fois à conserver un niveau d’exigence élevé́ (62%) et à proposer des formations adaptées tout au long de la vie (59%).

Les décideurs soulignent le rôle des universités dans le bon fonctionnement de la société́ et l’attractivité́ des territoires :
46% des entreprises déclarent ainsi que les universités ont un impact primordial sur l’attractivité́ des entreprises et 44% sur le vivier de compétences que les entreprises ont à disposition.
– Signe de l’importance de la présence des universités sur les territoires, 4 décideurs sur 10 pointent aussi leur rôle primordial pour la cohésion sociale (42%), l’économie locale (40%) et l’animation des villes (38%).

L’adéquation avec la réalité́ de la vie professionnelle est désignée comme le point à améliorer dans l’activité́ des universités. Ils/elles estiment que les universités ne préparent pas assez leurs étudiants pour la réalité́ de la vie professionnelle. Les dirigeants d’entreprise estiment ainsi que les diplômés ne sont pas suffisamment prêts, pas suffisamment autonomes et pas prêts à se confronter à des environnements inconnus, notamment à l’international. Pour remédier à ces problèmes, une large majorité́ des décideurs plaide pour une plus grande professionnalité́ des cursus et des formations universitaires.

La méthodologie du sondage OpinionWay pour la Conférence des Présidents d’Université sur Les décideurs et leur rapport à l’université.

Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 500 décideurs, dont 80 élus de communes comptant au moins 20 000 habitants et 420 chefs d’entreprises comptant au moins 10 salariés. Les interviews ont été menées par téléphone sur système CATI (Computer Assisted Telephone Interview).