Rencontre trilatérale France Allemagne Pologne

10 avril 2014

Des délégations de la CPU et de ses homologues allemande, la HRK, et polonaise, la KRASP, se sont réunies les 8 et 9 avril à l’université de Mayence (Land de Rhénanie-Palatinat). Les trois présidents des conférences, Jean-Loup Salzmann, Horst Hippler et Wieslaw Banis, ont souhaité organiser cette rencontre, et y participer personnellement, afin de poursuivre des réflexions et actions communes au sein de l’espace européen de l’enseignement supérieur et de la recherche, et de l’EUA (association européenne des universités).

La CPU, la HRK et la Krasp ont adopté il y a un an une position commune adressée aux décideurs européens, soutenant qu’ « investir dans l’enseignement supérieur et la recherche, c’est investir dans la capacité d’innovation de l’Europe » et demandant, en particulier, que  les budgets nationaux n’intègrent pas dans le calcul de la limite du déficit à 3 pour cent du PIB les investissements dans la modernisation et le développement de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Les trois conférences ont, en début d’année, adressé aux responsables des principaux partis politiques de leur pays un questionnaire les interrogeant sur leur vision des universités, de l’enseignement supérieur et de la recherche, et les engagements que leurs candidats soutiennent dans le cadre des élections au Parlement européen. Les réponses reçues dans les trois pays seront présentées sur les sites des conférences. L’EUA a salué cette démarche lors de sa dernière réunion, appelant ses membres à l’imiter.

Les universitaires français, allemands et polonais ont réaffirmé leur volonté de convaincre le Parlement et la Commission de la nécessité de changer de paradigme et de concevoir les montants alloués à l’enseignement supérieur et à la recherche comme un investissement, et non une dépense, rappelant par ailleurs les difficultés rencontrées dans chacun des pays pour faire face aux coûts complets de la recherche en l’absence de préciputs suffisants. Les conférences se sont de plus engagées à initier en Europe une réflexion sur l’acquisition de compétences non curriculaires relevant davantage de « savoir-être », et la place qu’ont les universités dans la société.  La formation doctorale et la place du doctorat, en particulier, sont très différentes selon les pays, de même que le processus d’accréditation et de reconnaissance des diplômes, auquel sont associés de manière différente les professionnels.

Les trois conférences, enfin, ont convenu d’actions communes supplémentaires à mener en Europe, alors que sont lancés les programmes pour la période 2014-2020, pour garantir, par exemple, que la protection des données personnelles et des patients ne soit pas un frein à la recherche ; et que les recherches engagées favorisent l’interdisciplinarité en faisant une part importante aux sciences humaines et sociales.

Une prochaine rencontre des 3 conférences sera organisée à Paris les 3 et 4 novembre.

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