Réforme territoriale et universités : la CPU pour une mise en cohérence

La CPU souhaite attirer solennellement l’attention des pouvoirs publics nationaux et locaux sur la réforme territoriale en cours de discussion.

 

Par ses implications sur le plan de la reconfiguration des territoires, de recomposition des pouvoirs locaux, de nouvelle approche des politiques publiques, une telle réforme ne peut être pensée ni construite sans une mise en cohérence avec la reconfiguration du paysage universitaire.

 

Alors que, en conformité avec les dispositions de la loi ESR du 22 juillet 2013, qui prévoit une réorganisation profonde de l’ESR en territoire et qui implique et mobilise tous les acteurs depuis des mois, les projets et statuts des regroupements d’universités et d’établissements sont attendus pour le mois de juillet, l’annonce imminente d’une carte de redécoupage des régions induit une grande confusion dans la communauté de l’ESR. Ces regroupements, en cours de finalisation, ont été faits en cohérence avec les stratégies des territoires, et les politiques de site promues par le gouvernement (CPER, S3, FEDER).

 

La formation des compétences, l’insertion professionnelle des diplômés, le transfert de technologies et l’innovation, le développement économique, ou bien encore l’attractivité internationale sont autant de sujets qui mettent les universités ou leurs structures de coordination territoriale au cœur des enjeux territoriaux. Les universités entretiennent depuis de nombreuses années des relations partenariales fortes avec les collectivités territoriales qui se traduisent souvent par des contrats pluriannuels.

Les universités, comme les COMUE, ne se pensent pas sans leur territoire. Il n’est pas concevable que les regroupements en cours, qui s’appuient sur des fondements scientifiques, des complémentarités de formation, de recherche et d’innovation, au bénéfice de leur territoire, soient remis en cause quant à leur périmètre, à la faveur d’une recomposition territoriale faisant fi des réalités de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

 

La CPU  demande qu’une réflexion systémique à l’échelle nationale soit menée rapidement pour tenir compte, dans la réforme territoriale, des stratégies déjà engagées par les régions et les  établissements d’enseignement supérieur et de recherche dans le cadre de l’application de la loi ESR. La CPU abordera cette problématique lors de sa rencontre avec le Président de l’ARF le 4 juin prochain.

 

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