Réforme des études de santé : une réussite d’ores et déjà compromise faute de moyens ?

Ce jeudi 14 novembre, dans un mouvement de l’ensemble des personnels de l’hôpital public, des étudiants en santé sont en grève et un certain nombre d’enseignements ont été déprogrammés dans les facultés de médecine et les composantes de santé des universités afin de demander davantage de moyens pour l’hôpital public. L’un des enjeux est la réforme des études de santé, prévue pour la rentrée 2020. La Conférence des présidents d’université demande les moyens nécessaires à la mise en œuvre de cette réforme.

La formation des futurs professionnels de santé est un défi majeur auquel sont confrontées les universités françaises. La Conférence des présidents d’université (CPU) rappelle que la mise en œuvre de la réforme du premier cycle des études de médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie se joue actuellement et que l’universitarisation des formations paramédicales se poursuit. La CPU s’est très tôt mobilisée en faveur de cette réforme ambitieuse, répondant aux évolutions des pratiques de soins et aux enjeux de formation des futurs professionnels, permettant aux étudiants de préparer leur avenir dans des conditions plus sereines et adaptées à leur exercice futur.

Cependant, dans un contexte marqué par les restrictions budgétaires touchant l’hôpital public et les incertitudes sur le budget de l’enseignement supérieur et la recherche, la réforme des études de santé est également touchée par le manque de moyens dédiés aux enjeux de santé de notre pays. Faute de financements supplémentaires permettant un enseignement, un encadrement et un accompagnement justifiés par les nouveaux parcours proposés à la rentrée 2020, il ne sera pas possible d’être à la hauteur des enjeux de cette réforme : la disparition du numerus clausus, le décloisonnement des études de santé, la diversification des profils d’étudiants et la diminution de l’échec.

 

Crédit photo : CPU – Université de Franche Comté

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