Propositions de la CPU dans le cadre de la Conférence sociale des 7 et 8 juillet 2014

La réussite des étudiants relève de multiples facteurs. Les principaux leviers permettant d’élever le niveau de qualification, d’assurer l’égalité d’accès à l’enseignement supérieur et de renforcer la réussite des étudiants sont :
–    l’orientation ;
–    la qualité de la formation, de la pédagogie et de la préparation à l’insertion professionnelle ;
–    les conditions de vie et d’études des étudiants.
Depuis de nombreuses années, les universités se mobilisent très fortement pour favoriser la réussite de leurs étudiants, leur insertion professionnelle choisie, autant que le permet le marché du travail de notre pays, dont les universités ne sauraient être tenues pour responsables.

Toutes les études le montrent : le diplôme universitaire est le meilleur rempart contre le chômage ; et plus un jeune est diplômé à haut niveau, moins il passera de temps en recherche d’emploi à l’issue de ses études ou entre deux emplois.
Le pire ce n’est pas la « grande misère étudiante », c’est la grande misère de ceux qui ne sont pas étudiants.

L’université accueille tous les publics, tout au long de la vie, en formation initiale continue et en apprentissage. A cette diversité de public, l’université répond en termes de diversité de cursus, tant général que professionnel à tous les niveaux de formation. Tous les diplômes délivrés par les universités  (DUT, licences et licences pro, masters, doctorat, DU et DIU) sont professionnalisant et peuvent être déclinés en compétences. Les universités ont pour mission l’insertion professionnelle de leurs diplômés et ont créé les conditions de dialogue nécessaires avec le monde socio-économique. Elles ont également pour mission la formation continue des salariés et demandeurs d’emploi. Cette fonction doit être confortée pour augmenter le stock de compétences de la Nation, et permettre la progression professionnelle et le retour vers l’emploi des Français. Non sélectives et quasiment gratuites, les universités luttent contre la « reproduction des élites » et jouent le rôle d’ascension sociale en faveur des étudiants.

Consciente du contexte actuel favorable aux synergies, dans l’intérêt avant tout des étudiants et diplômés, la CPU rappelle qu’elle a organisé, ces derniers mois, un certain nombre d’événements témoignant de son engagement pour le renforcement des échanges avec les partenaires de l’emploi des jeunes : le colloque des 28 et 29 novembre derniers consacré à la place centrale des universités dans la formation professionnelle et l’apprentissage ; la signature d’un protocole de collaboration avec 17 branches et organisations professionnelles (aux côtés du ministère et de la CDEFI) ; la signature du protocole pour l’insertion professionnelle des étudiants le 25 février 2014 avec les acteurs de premier plan de l’insertion et de la reconversion professionnelles (APEC, Pôle emploi, les missions locales), et le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche ainsi que le ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social.
Par ailleurs, la CPU plaide depuis plusieurs années pour que l’entrée dans le supérieur soit considérée non pas comme une rupture, mais plutôt comme un continuum d’études, les élèves devant être préparés au travail universitaire dès le lycée. Une réflexion commune entre le secondaire et le supérieur s’impose donc, tant pour la refonte des années pré-bac que pour la refonte du niveau post-bac, et la  CPU propose que les enseignants du supérieur soient associés de façon systématique à la conception des programmes du second degré, et que la présence d’un représentant des universités soit prévue dans la composition des conseils des EPLE.

Pour la CPU, en phase avec les transformations socio-économiques actuelles, il s’agit de permettre à chaque étudiant et salariés de trouver sa place dans notre société, de favoriser la montée en compétences, d’optimiser l’insertion et l’évolution professionnelle de l’ensemble de la population et plus généralement d’œuvrer à la compétitivité de la France.

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