PLF 2019- Le conseil d’administration de la CPU alerte sur les trop faibles moyens alloués aux universités

4 octobre 2018

Communiqués

A la lecture du projet de loi de finances 2019, le conseil d’administration de la CPU s’interroge sur la  réalité de la priorité donnée par le gouvernement à l’enseignement supérieur et à la recherche. Si l’augmentation du budget alloué aux universités dans le projet de loi de finances 2019 est un point positif, elle est en retrait par rappport à celle de 2018, mais surtout en-dessous de l’augmentation moyenne du budget de l’État.

Assurément, les moyens ne seront pas suffisants pour accueillir toujours plus d’étudiants, financer, en application de la loi ORE, les transformations pédagogiques nécessaires pour assurer la réussite de tous les étudiants, développer la recherche et l’innovation au meilleur niveau international et en même temps assumer les charges induites par des décisions prises par l’Etat (GVT, PPCR ou CSG).

De plus, la réalité des dotations effectivement versées aux universités dépend de techniques budgétaires comme la diminution de mise en réserve ou son dégel de fin d’année qui interdisent aux établissements une prévision fiable et pluri-annuelle de leurs recettes. Aucune technique budgétaire ne saurait tenir lieu de choix politiques clairement assumés et financés dans la durée.

Pour le conseil d’administration de la CPU, de telles orientations mettent  les établissements d’enseignement supérieur et de recherche dans l’impossibilité de remplir pleinement les missions de service public qui leur sont assignées et les fragilisent dans un contexte international toujours plus compétitif.