Les universités organisent leur fin d’année dans un climat qui doit s’apaiser.

14 mai 2009

Vie des universités

Depuis des mois, la CPU a apporté publiquement sa contribution critique sur la réforme du statut des enseignants chercheurs, sur les partenariats avec les organismes de recherche, sur le modèle d’allocation des moyens et sur la formation des maîtres.

Tout n’est pas résolu et des négociations continuent et continueront sur divers sujets, en particulier la formation des maîtres et les emplois.

Mais beaucoup d’avancées ont été obtenues et dès la fin mars la CPU a alerté sur les risques graves que faisaient courir l’enlisement des conflits et le blocage de certaines universités ou facultés.

Le Bureau de la CPU tient à rappeler que sur les 83 universités, seul un petit nombre sont aujourd’hui réellement et majoritairement bloquées. Beaucoup de disciplines ou d’unités de formation et de recherche (UFR ou facultés) n’ont été affectées qu’à la marge, voire pas du tout, et cela doit être dit clairement, pour ne pas laisser croire que plus de 1 million 300 000 étudiants sont privés de cours, de stages ou d’examens depuis plusieurs semaines ou mois.

Cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas quelques universités en situation très difficile, au moins pour une partie de leurs unités de formation et de recherche (UFR ou facultés). Dans ces cas là, des solutions doivent être trouvées par les équipes pédagogiques et les instances régulières de ces universités pour délivrer les enseignements et organiser les examens qui garantiront la valeur des diplômes délivrés. Mais la dramatisation de ces quelques cas ne sert pas la cause commune des universités.

Pour que l’Université remplisse sa mission à l’égard des étudiants et des familles qui lui font confiance et ont investi dans les études supérieures, il faut que cessent les entraves à la liberté d’enseigner et d’étudier et au bon fonctionnement des instances élues, du seul fait de quelques minorités bloquantes. Il faut que cessent toutes les formes d’exploitation politique de la situation, d’où qu’elles viennent, et que personne ne mette de l’huile sur le feu. Il faut que cesse la ronde infinie des provocations et de la radicalisation.

L’Université a besoin de calme et de pause : les présidents sont engagés dans les négociations et l’avancée de tous les dossiers et ils feront tout au niveau local pour que les étudiants, les enseignants, les chercheurs, les personnels BIATOS (Bibliothèques, Ingénieurs, Administratifs, Techniques, Ouvriers, de Service) et les équipes de direction retrouvent la voie du débat serein, dans une conception démocratique et collégiale de l’université.

Lionel Collet, Président de la CPU
Simone Bonnafous et Jacques Fontanille, vice-présidents

15 décembre 2017

Presse nationale, presse quotidienne régionale, télévision, radio, magazine, on parle de l'Université dans les médias.

14 décembre 2017

Jeudi 14 décembre, Gilles Roussel s'est exprimé sur le budget recherche 2018 et la répartition des moyens 2018 devant le CNESER.