La CPU en deuil

24 avril 2018

Le bureau de la CPU tient à saluer la mémoire d’une de ses  plus fidèles collaboratrices. Nicole Nicolas s’est éteinte, dimanche 15 avril au terme d’une longue maladie.

A partir de 1998 et pendant plus de 15 ans, Nicole a apporté ses immenses qualités professionnelles, sa vivacité et sa rigueur à la CPU. Après un début de carrière dans la formation continue, Nicole a été engagée à la CPU comme chargée de mission de la commission de la pédagogie et de la formation continue, qu’elle a vaillamment animée auprès de président(e)s succesif(ve)s : François Petit, Domitien Debouzie, Yves Lichtenberger, Daniel Filâtre, Simone Bonnafous, Gilles Roussel, pour n’en citer que quelques uns. A leurs côtés, Nicole a donné tous leurs sens aux mots « animer », « chargée » et « mission », ne comptant pas les heures et l’énergie nécessaires à la participation aux réunions, à la préparation des commissions, aux échanges avec les uns et les autres, avec toujours la même conviction et volonté : améliorer le service rendu aux étudiants.

A elle seule, Nicole a probablement passé plus de temps en Cneser que quiconque, suivant en particulier toutes les séances d’habilitation lors de la mise en place du LMD. Les représentants des étudiants, des personnels, du ministère, tous connaissent et se souviendront de sa blondeur, son sourire, sa capacité à écouter, argumenter, sans jamais chercher à rabaisser son interlocuteur.

Envers tous, Nicole était respectueuse, à l’écoute, capable de se mettre à la place de son interlocuteur sans le rabaisser, toujours avec humour. Exigeante et rigoureuse envers elle-même, elle nous a souvent montré comment être meilleurs, sans jamais nous en vouloir si nous n’y parvenions pas.

Nicole a connu de nombreux bureaux de la CPU, de nombreux présidents d’université, des collègues aux tempéraments différents, qui tous en gardent un souvenir intense et partagent l’infinie tristesse de ses proches. Nicole a connu les universités avant et après l’autonomie, la LOLF, le processus de Bologne, le LMD et autres sigles abstraits pour qui n’est pas du milieu. Ancienne enseignante, convaincue de l’importance de la formation, pour tous, à tout âge, elle trouvait toujours qu’on ne parlait pas assez des universités, et que quand c’était le cas on en parlait mal.

Elle laisse un grand vide, et nous lui devons tant.

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