Insertion professionnelle : l’Université obtient de très bons résultats

8 janvier 2015

On en parle

Reconduite pour la cinquième fois, l’enquête nationale sur l’insertion professionnelle des diplômés de l’université révèle d’excellents taux d’insertion professionnelle. Cette année, l’enquête porte sur les diplômés de DUT, de licence professionnelle et de Master, mais aussi, nouveauté, sur les diplômés de Master Enseignement.

D’après les chiffres révélés le 7 janvier 2015 par le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le taux global d’insertion professionnelle des diplômés de 2011 s’élève à 90 %. Il est de 90% pour les diplômés de master, de 92 % pour les licences professionnelles et de 89 % pour les DUT, trente mois après l’obtention de leur diplôme.
La situation professionnelle est évaluée à travers six indicateurs : le taux d’insertion, la part d’emplois de niveau cadre ou profession intermédiaire, la part d’emplois stables, la part d’emplois à temps plein, le salaire net mensuel médian des emplois à temps plein et le salaire brut annuel estimé à partir du salaire net mensuel médian. Des indicateurs complémentaires sont également accessibles en option (part des emplois de niveau cadre, taux de mobilité, pourcentage de femmes …).

Une insertion qui varie en fonction des domaines et des diplômes
Le taux d’insertion s’élève à 91 % pour les diplômés de master Droit-Economie-Gestion, 90 % pour les masters en Sciences-Technologies-Santé, 88 % pour les masters en Sciences humaines et sociales et 87 % pour les masters en Lettres-Langues et Arts.
Les emplois occupés sont très majoritairement (plus de 90 %) à temps plein. On note 87 % de cadres et professions intermédiaires pour les masters, 71 % pour les licences professionnelles et 58 % pour les DUT. Une large majorité d’entre eux sont des emplois stables (80 % pour les licences professionnelles, 75 % pour les masters et DUT).
Quant au salaire mensuel net médian des emplois à temps plein, il atteint 1910 euros pour les diplômés de master.
Prenant en compte les dispositions de la loi ESR de juillet 2013 qui impose désormais aux établissements de diffuser, pour tous les diplômes, des statistiques d’insertion à un an après  l’obtention du diplôme, l’enquête sera reconduite l’année prochaine non seulement deux ans après l’obtention du diplôme mais aussi  un an après.

L’Université, « un tremplin vers l’emploi »
Le diplôme universitaire reste donc le meilleur rempart contre le chômage. La mobilisation depuis de très nombreuses années des universités pour permettre la réussite de leurs étudiants et leur insertion dans le monde professionnel porte ses fruits. « Un jeune diplômé a 4,5 fois plus de chance qu’un autre jeune de trouver un emploi. […] Les résultats de cette enquête montrent que l’université, qui accueille 63 % des étudiants, est un tremplin vers l’emploi », a indiqué Geneviève Fioraso, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, lors de la publication des résultats.