Enquête sur les pratiques universitaires pendant la crise et les innovations liées à celle-ci : les résultats de VP-NUM 

3 juillet 2020

On en parle

Photo : © Conférence des présidents d’université – Université de Haute-Alsace

Face à la crise du COVID-19, les universités font preuve d’une extrême réactivité et se préparent à la rentrée avec beaucoup d’agilité ! 

Les chiffres-clés de l’étude : 

  • 43 universités répondantes soit 63% des universités françaises
  • comptant au total 1.240.000 étudiants soit 74% de la population étudiante universitaire
    nationale
  • 6600 ordinateurs et 5100 dispositifs de connexion prêtés ou donnés aux étudiants en
    situation de fracture numérique
  • seules 4 universités ont partiellement utilisé des outils de surveillance à distance pour
    les examens
  • 93% des universités avaient déjà expérimenté le télétravail avant la crise
  •  

Solidaires face à la crise !

Comme le souligne Brigitte Nominé, présidente de VP-Num, et vice-présidente de l’Université de Lorraine, «dès le début de cette crise, les établissements universitaires français se sont immédiatement mobilisés pour répondre aux besoins des étudiants et des personnels en situation inédite de fracture numérique du fait de leur éloignement des campus. »
Le financement de la réduction de la fracture numérique a été très majoritairement apporté par les universités. Ainsi les 29 établissements répondants à cette question ont contribué à hauteur de 3,4 millions €.
6600 ordinateurs ainsi que 5100 dispositifs de connexion (carte sim ou clés 4G) ont été prêtés ou donnés en France pendant la crise. Les universités ont pu accompagner plus de la moitié des étudiants en difficulté numérique.
Notre enquête fait apparaître une forte attente des Vice-Présidents en charge du numérique pour une offre nationale d’accès à Internet à très bas coût pour les étudiants à la rentrée prochaine.

Des outils déjà éprouvés ont permis la continuité pédagogique

Tous les établissements disposaient déjà d’une plateforme pédagogique (Moodle à 98%) qui a permis d’assurer la continuité pédagogique. Dans l’urgence, ils ont su absorber très rapidement un nombre de connexions exceptionnelles (jusqu’à 80 000 sessions par jour pour certains établissements). Les universités ont pu très majoritairement assurer leurs examens à distance avec leurs propres plateformes. Malgré tout, pour les outils de classes virtuelles et de visioconférences, un recours important à des solutions externes a été observé, parfois en dehors des préconisations des établissements. Les plateformes comme Teams, Zoom ou BBB ont été utilisées dans de nombreuses universités.

L’association VPNum regrette l’absence d’une solution nationale ou européenne offrant aux établissements, une alternative performante et adaptée aux usages de formation, de recherche, d’administration et de pilotage. 

Un avenir orienté vers un accompagnement plus fort de tous les acteurs. 

L’usage des outils numériques durant cette période singulière a permis le maintien d’un lien entre les enseignants et leurs étudiants ainsi qu’entre les personnels des universités. De leur côté, les services d’accompagnement pédagogique et numérique des universités ont démultiplié les dispositifs pour répondre aux sollicitations des enseignants (webinaires, tutoriels…). Enfin, les VP numériques ont fortement interagi les uns avec les autres au sein de l’association afin d’échanger sur leurs bonnes pratiques. 

Toutes les universités s’interrogent sur les modalités qui devront être mises en place pour la rentrée 2020 et sur les conditions d’un usage raisonné du numérique adapté aux spécificités des formations universitaires. Face à la démultiplication des usages et des solutions testées et déployées, notre nouvel enjeu sera d’uniformiser des outils pour gagner en lisibilité et en efficacité. Personnels administratifs, enseignants-chercheurs et bien entendu, étudiants devront disposer d’outils numériques efficaces et simples d’usage afin de garantir l’équité de l’accès à la connaissance, mission phare des établissements universitaires. 

A la rentrée, 80% des universités vont rechercher des modalités d’hybridation, occasion unique pour penser le numérique au service de l’enseignement. 

Tournée vers l’avenir l’association VP-Num souhaite poursuivre sa mission d’accompagnement avec agilité et pragmatisme, et guider les prochaines mutations digitales de l’enseignement supérieur public français. 

A propos de VP-Num : 

Impulser et accompagner la transformation numérique constitue un enjeu majeur pour les établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche, comme la loi La loi ESR du 22 juillet 2013 en atteste 

A propos de l’étude 2020 : 

Etude réalisée par Simone et les Robots pour l’association VP-Num auprès des universités françaises membres de l’association du 25 mai au 3 juin 2020. L’enquête compte 43 universités répondantes, représentant 1.240.000 étudiants, soit 74% de la population étudiante universitaire française. Etude complète et infographie disponibles sur demande. 

A propos de Simone et les Robots : 

L’ambition de Simone et les Robots est de partager la conviction que la transformation digitale crée le chemin vers une nouvelle expérience de marque. Sa volonté est de mobiliser ses compétences et son expérience acquises dans l’impulsion et le déploiement de la transformation digitale des universités. Sa détermination lui permet de convaincre, évangéliser, créer, organiser la transformation digitale de toute organisation et la guide dans tous les projets. Fondée et dirigée par Nadia Jacoby depuis 2018, l’agence compte déjà de nombreux clients de l’ESR, de la EdTech et des PME spécialisées dans l’IT. 

Contacts presse :
Brigitte Nominé, Présidente de VP-Num : brigitte.nomine@univ-lorraine.fr
Nadia Jacoby, Simone et les Robots : nadia@simoneetlesrobots.com