Demi-finale de MT180 : 56 raisons d’être stupéfait

9 avril 2018

La demi-finale du concours de « Ma thèse en 180 secondes » se déroulait le 7 avril dernier, à l’espace « Karé », à Boulogne-Billancourt. 56 doctorants sont venus défendre fièrement les couleurs de leur thèse, en trois minutes, devant un jury attentif. Pour la première fois, la demi-finale, qui est devenue un événement à part entière, s’étalait sur trois jours, permettant aux doctorants de suivre des ateliers de formation passionnants. Les 16 candidats qui ont été retenus participeront à la finale nationale qui aura lieu à Toulouse, le 13 juin prochain. Rappelons que Sophia Aram, humoriste et chroniqueuse sur France Inter, est la marraine de cette édition 2018.

A peine franchi le seuil de la porte du « Karé », on est immédiatement transporté par cette ambiance chaleureuse et studieuse qui caractérise le concours de « Ma thèse en 180 secondes », depuis 5 ans maintenant.
Au petit matin, les notes de piano résonnent au milieu d’une pièce immense, à l’allure d’un loft new-yorkais, qui accueille 56 doctorants venus de la France entière, gagnants de la finale régionale de leur regroupement universitaire.
L’atmosphère détendue donne l’impression que ces étudiants se connaissent depuis toujours tant leur complicité est visible. Pourtant, ils se sont rencontrés la veille, lors de l’accueil organisé par la CPU et le CNRS au siège de ce dernier.

Excellence et la convivialité : les deux maitres mots de cette journée

Avant le marathon des performances qui commencera quelques instants plus tard, deux babyfoots et des canapés permettent aux doctorants de patienter et se détendre.
Il est 10 heures. La première session des auditions débute. 18 doctorants montent un étage plus haut. L’ambiance devient plus concentrée, plus studieuse. La pression est perceptible. « On est là pour s’amuser. Même si on en profitera plus quand ce sera passé », avoue un doctorant en relisant une dernière fois son speech.
Pour cette demi-finale, le jury est composé de quatre personnes au profil varié et complémentaire : Nicolas Teyssandier, chercheur en archéologie à l’université Toulouse II Jean-Jaurès, Cléo Collomb, philosophe et professeur de rhétorique et d’art oratoire, Elodie Chabrol, responsable de Pint of Science France, et Olivier Aballain, responsable de la formation « Journaliste de proximité et journaliste scientifique » à l’ESJ de Lille.
Ils prennent place au premier rang sous les applaudissements. Tout au long de la session, ils sont concentrés. Leur rôle n’est pas facile car l’excellence est partout. Sans vouloir dévoiler le moindre indice sur leur coup de cœur respectif, ils s’accordent uniquement à souligner « le très bon esprit d’équipe et l’énergie instillée dans chaque prestation ».

Des ateliers de formation ciblés et adaptés

En parallèle de la demi-finale, trois ateliers de formation sont proposés aux doctorants. En petit groupe de 9, ils prennent le temps d’échanger, de discuter avec des professionnels de la communication scientifique ou d’anciens candidats du concours.
L’après-midi, la session a lieu sur la grande terrasse en teck, au troisième étage. Sous le soleil ou à l’ombre d’un palmier, les échanges sont fructueux : « ces ateliers sont extrêmement formateurs car ils font entrevoir les multiples opportunités qui s’offrent à nous dans le domaine de la communication scientifique », indique un doctorant.
Sofia Aram prodigue des astuces aux doctorants pour capter un auditoire sur un temps très court, Sonia Zannad, journaliste à « The conversation France », les invite à écrire sur le site tout en leur donnant des clés pour donner envie aux lecteurs de les lire, tandis que deux anciennes finalistes de l’édition 2017 de MT180 font part de leur expérience et donnent des conseils pour gérer les nombreuses sollicitations de « l’après concours ».

L’aventure continue pour 16 candidats

Durant les deux mois entre la demi-finale et la finale nationale, chaque vendredi, deux des seize finalistes seront accueillis dans l’émission « La Tête au Carré », sur France Inter (partenaire de l’édition 2018), animée par Mathieu Vidard, qui présentera la finale nationale du concours. Le lauréat du 1er prix de la finale nationale 2018 représentera la France lors de la finale internationale du concours, le 27 septembre prochain, à l’Université de Lausanne, aux côtés de 18 autres doctorants venus du monde entier.

Tout au long de cette demi-finale, les doctorants ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour tenter leur chance et pour être présent à Toulouse, en juin prochain.
Humour, émotion, mais surtout passion pour un travail qui leur tient à cœur et pour lequel ils consacrent trois ans de leur vie, parfois d’avantage, ont rythmé ce concours atypique…
Car MT180 n’est pas un simple concours d’éloquence : c’est l’éloquence mise au service d’un engagement plein et entier dans un travail de recherche destiné à faire avancer la science.

Tous les regards sont désormais tournés vers le prochain grand rendez-vous : la finale de Toulouse qui promet d’être d’une haute tenue !

Photo : MT180 CPU – CNRS – David Pell