Décès d’Adrien Schmitt : la CPU salue la mémoire d’un des artisans de l’Europe de la connaissance

La CPU adresse ses plus sincères condoléances aux proches d’Adrien Schmitt, décédé dans la nuit du 12 au 13 avril, et s’associe à leur douleur.

Président de l’Université Louis Pasteur de Strasbourg de 1992 à 1997, Adrien Schmitt a été une figure marquante pour la Conférence des Présidents d’Université, dont il a été un membre actif et exigeant, élu au sein de son conseil d’administration et président de sa commission recherche.

Européen convaincu, Adrien Schmitt a été à l’origine de la création du bureau permanent de la CPU à Bruxelles, dont il a été le premier délégué, à l’issue de son mandat, ancrant de manière pérenne la présence des universités françaises dans la capitale européenne, aux cotés de celle des organismes de recherche, au sein du Clora (club des organismes de recherche associés).

Adrien Schmitt a par ailleurs été un précurseur et un artisan convaincu des réflexions qui ont conduit, lors du 800ème anniversaire de l’Université de Paris, en 1998, au lancement du processus de Sorbonne-Bologne qui a permis, depuis, l’harmonisation et la reconnaissance mutuelles des diplômes, des compétences, des intelligences et des talents, dans un espace européen bien plus large que celui de l’Union.

A l’heure où une remise en question irresponsable de l’Union européenne se fait entendre, alors que la France célèbre le 60ème anniversaire du Traité de Rome, que la CPU plaide plus que jamais pour une Europe de la connaissance et s’apprête à organiser le 20ème anniversaire du processus de Bologne, la disparition  d’Adrien Schmitt touche particulièrement les personnes de la CPU qui l’ont connu et tous ceux qui, même sans le savoir, en sont les héritiers.

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