Coup de projecteur : l’université de Bretagne-Sud mobilisée sur la question de la violence à l’égard des femmes

Du 22 au 25 novembre, 3 jours d’activisme contre la violence sexiste seront organisés sur les campus. L’UBS se mobilise pour sensibiliser et mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles.

Article issu du site de l’UBS

Mardi 22 novembre à Lorient

Cet événement se déroulera à la Faculté de Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales.

– 12h30 : discussion plénière et présentation des associations dans la Cale du batiment

-18h30 : conférence de Didier LANDAU, psychologue formateur spécialisé sur les violences faites aux femmes & Laurence NOELLE, auteure de “Renaître de ses hontes” – Amphithéâtre Cheval Marin

Mercredi 23 novembre à Vannes

Cet événement se déroulera à la Faculté de Droit, des Sciences Économiques et de Gestion.

– 12h30 : discussion et présentation des associations – Hall de la Faculté Droit Sciences Economiques et Gestion (côté Maison des Etudiants)

– 18h30 : conférence “Une ville faite par et pour les garçons, la fabrique des garçons violents”.

Cette conférence sera suivie de la restitution des marches exploratoires qui se sont déroulées dans les villes du Morbihan – Amphithéâtre A150

Des préconisations pour repenser l’aménagement des villes du Morbihan

L’objectif est tout à la fois « de prévenir les violences faites aux femmes et de lutter contre le sentiment d’insécurité dans les quartiers mais aussi de permettre aux femmes de s’approprier l’espace public », explique encore Céline Benoît. « Elles sont souvent absentes des politiques d’aménagement et d’urbanisme alors qu’elles sont tout autant sinon plus que les hommes usagères de l’espace public. Les “marches exploratoires” les placent en situation d’apporter une expertise d’usage, de retrouver une place dans cet espace public ».

Ce peut-être un trajet, un horaire, un lieu… où les femmes ne se sentent pas à l’aise dans leur quartier, qu’elles évitent », explique Céline Benoît, directrice du Centre d’information sur les droits des femmes et des familles du Morbihan (CIDFF 56). Pour y remédier, le CIDFF 56 a mis en place le projet des « marches exploratoires » : deux heures de marche sur des trajets identifiés – travail, école, courses, démarches administratives… – dans les quartiers, à des horaires différents, pour lister les difficultés rencontrées et établir des préconisations qui seront présentées aux élus des villes concernées. Une vingtaine de ces marches ont déjà eu lieu en France. Ces marches se sont déroulées en mai à Vannes (Kercado), Auray (Gumenen-Parco Pointer), Lanester (Kerfréhour), Hennebont (Kerihouais) et Lorient (Frébault).

La violence contre les femmes est un problème mondial

• 35% des femmes et filles sont exposées à une forme de violence physique et/ou sexuelle au cours leur vie et 7 femmes sur 10 sont victimes d’abus dans certains pays.
• On estime que plus de 133 millions de filles ont subi une forme de mutilation génitale féminine dans les 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient où la pratique dangereuse est la plus courante.
• Dans le monde, plus de 700 millions de femmes aujourd’hui mariées l’ont été enfant, dont 250 millions avant l’âge de 15 ans. Les filles qui se marient avant l’âge de 18 ans ont moins de chances de finir leur scolarité et sont plus exposées à la violence domestique et aux complications liées à la grossesse.
• Les coûts et conséquences dus à la violence à l’égard des femmes se font sentir sur plusieurs générations.

Source : http://www.un.org/fr/events/endviolenceday/

Sur le même thème

3 juillet 2017

« Si la France fait partie des grandes puissances mondiales, c’est à l’excellence de notre éducation, de notre enseignement supérieur, de notre recherche qu’elle le doit »