Comosup : un réseau pour les responsables communication des universités

Échanger, partager et se former : le réseau Comosup a vocation à rassembler les responsables en charge de la communication des universités dont le métier évolue en permanence.  Créée en 1991, l’association propose à ses membres des formations par l’échange d’expériences ou par l’organisation de stages, d’ateliers et de colloques. L’ensemble des problématiques auxquelles sont confrontés les communicants des universités y sont abordées : formation, recherche, orientation et insertion professionnelle, et coopération internationale.

 

Dominique Thieulent, directeur de la communication de l’université du Havre, préside Comosup depuis 2001. Pour le site Internet de la CPU, il revient, avec Françoise Montet-Lattes, responsable communication de l’Université Toulouse1 Capitole et secrétaire de l’association, sur le rôle de ce réseau et sur le métier de chargé de communication dans une université.

1)      Comment s’organise Comosup ? Quel est son objectif ?
Ouverte à l’ensemble des responsables communication des universités françaises, l’association Comosup rassemble une trentaine d’établissements aujourd’hui. Son rôle est d’accompagner nos adhérents et leurs collaborateurs en favorisant les échanges d’expériences et en contribuant à leur formation à un métier en évolution permanente et dans un contexte très mouvant.

Nous organisons au moins deux rendez-vous par an sur des thématiques relatives au métier de la communication dans les universités. On distingue deux types de rencontres :

– un rendez-vous au printemps, sur deux jours : après un triptyque centré sur l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie de communication, nous avons travaillé, en juin 2014, sur la communication pour lutter contre les idées reçues sur l’université ;

– des rencontres intermédiaires, à l’automne ou en hiver, sous la forme de retours d’expérience ou de formations. Par exemple, nous avons planché l’an dernier sur les questions du droit à l’image et de la propriété intellectuelle puis, en décembre dernier, sur les missions et les différents modes d’organisation de nos services.

Le réseau Comosup regroupe des responsables issus d’universités de taille différente ce qui constitue une vraie richesse. Face à des problématiques très diverses et dans des contextes souvent différents, les communicants peuvent échanger sur leurs bonnes pratiques et être source d’inspiration pour les autres.

2)      Quelle est la spécificité du métier de communicant dans une université ?
La notion de service public est fondamentale. Il s’agit de promouvoir des formations, des technologies, de la recherche. Nous ne vendons pas un produit ! Nous valorisons du savoir et tout l’enjeu est de trouver un langage commun entre nos chercheurs et le grand public. Nous sommes là pour valoriser et pour faire connaître l’action de ceux qui travaillent dans nos universités.

Par ailleurs, nous avons affaire à différents types de public. En interne, il y a les enseignants, les enseignants-chercheurs, le personnel administratif et technique, et bien sûr les étudiants. En externe, nos interlocuteurs sont les lycéens qui seront nos étudiants de demain, les entreprises qui recrutent nos diplômés, nos partenaires institutionnels et les médias qui doivent faire connaître notre action. Il faut adapter nos modes de communication à ces publics car les messages à faire passer ne sont pas les mêmes.

Un aspect important aussi : le temps des entreprises et celui des médias est différent du nôtre. Le monde de la recherche, en particulier, a besoin de temps. Les processus décisionnels dans nos établissements sont souvent différents de celui de nos partenaires. En tant que « trait d’union » entre différents mondes, il s’agit pour nous de trouver un dénominateur commun et d’adapter notre message afin qu’il soit compris mais aussi visible.

3)      Selon vous, quels sont les défis auxquels les communicants des universités vont être confrontés dans les années à venir ?
La valorisation de nos universités est un enjeu qui nous préoccupe beaucoup. Aujourd’hui, il est important pour les universités d’avoir une « marque » identifiée et de la faire connaître, d’amplifier son rayonnement, son audience, aussi bien sur nos territoires que sur le plan national ou international. Ce sera d’ailleurs l’objet de notre prochaine rencontre les 25 et 26 juin prochains.

Autre défi, l’autonomie des universités qui engendre un besoin de valorisation de nos établissements pour les rendre visibles en France et à l’étranger. A cela s’ajoute les regroupements et fusions qui pourraient conduire à deux grands types d’établissements : les « grosses » universités qui se positionneraient sur un terrain scientifique d’excellence, avec des formations de très haut niveau et des universités de plus petites tailles avec une offre pédagogique ciblée, ancrée sur leur territoire.

Dans ce contexte, le travail de valorisation effectué par les communicants prend de l’importance car il permet aussi de lever les fonds dont les universités ont besoin : fondations universitaires, candidatures de chercheurs sur des appels à projet scientifique…

Enfin, dernier enjeu qui nous concerne directement. Aujourd’hui, nos métiers se spécialisent fortement : attaché de presse, « community manager », Web éditorial… Autant de fonctions différentes aux contours plus ou moins bien définis au sein d’un même service communication. Il nous appartient de nous y adapter.

Photo réalisée en juin 2014 lors du séminaire qui s’est déroulé à l’Université d’Orléans

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