Bus d’alerte républicaine et démocratique : en route « Pour une nouvelle Histoire »

Comme en 2016, dans le cadre de la semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme, la CPU s’est associée à la Fondation du Camp des Milles pour proposer, dans un premier temps à 9 villes, d’accueillir le Bus d’alerte républicaine et démocratique. Pour partager les leçons de vigilance de l’Histoire et promouvoir les valeurs de la République et de l’Europe face aux intolérances mortifères, la Fondation du camp des Milles vient à la rencontre des citoyens, et plus particulièrement des étudiants et des personnels d’établissements d’enseignement supérieur en se déplaçant sur le site d’une dizaine de campus.

Le contexte

Seul grand camp français d’internement et de déportation (1939-1942) encore intact, le Camp des Milles est aujourd’hui un important Musée d’Histoire et d’éducation citoyenne, unique au monde dans ses dispositifs pédagogiques tournés vers la compréhension du présent. Ses actions sont destinées, en s’appuyant sur l’Histoire, à renforcer la vigilance de chacun, particulièrement des jeunes, face aux extrémismes, au racisme, à l’antisémitisme et à la xénophobie qui conduisent toujours à la barbarie.

Une pédagogie tournée vers le jeunes, et notamment les étudiants

Parmi ses dispositifs pédagogiques, le Camp des Milles met en place, du 29 avril au 21 mai, une campagne citoyenne sur la vigilance face aux extrémismes identitaires, religieux et nationalistes : « Pour une nouvelle Histoire ».

A l’heure, où, comme dans la société dans son ensemble, les universités sont aussi touchées par des actes racistes et antisémites, le Camps des Milles vient à la rencontre des citoyens, et particulièrement des étudiants, en installant un bus sur les campus. Pour ce premier dispositif, 9 villes universitaires sont concernées : Marseille, Aix-en-Provence, Lyon, Lille, Paris, Bordeaux, Toulouse, Montpellier et Avignon.

Par la projection d’un film, la remise du « petit manuel de survie démocratique » et d’un schéma récapitulatif, un certain nombre de questions sont abordées : comment les sociétés passent-elles d’un terreau de tensions et de racismes « ordinaire » à l’autoritarisme ? Quel rôle moteur jouent les extrémismes identitaires ? Comment la passivité participe aux engrenages menant au pire ? Et surtout comment résister à ce processus ?

Un second dispositif est prévu à l’automne avec un second parcours en France.

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