A Université Côte d’Azur, l’Institut méditerranéen s’agrandit pour mieux penser la ville de demain

Photo : le nouveau bâtiment de l’IMREDD – ©Atelier BARANI

En janvier 2020, le nouveau bâtiment de l’Institut méditerranéen du risque, de l’environnement et du développement durable (IMREDD) ouvrira ses portes. Ce bâtiment, extrêmement performant sur le plan énergétique, permettra de renforcer les missions de l’IMREDD fondées sur les problématiques de la ville : l’Environnement, les Risques, l’Energie et la Mobilité.

Née en 2012, l’IMREDD est un lieu unique de coopération entre le monde académique, l’entreprise et le territoire. Lieu de fertilisation croisée, il entend trouver les solutions techniques et humaines pour créer une ville intelligente et “aimable” pour ses habitants, ses acteurs économiques, et ses visiteurs.

La gestion des zones urbaines est en effet devenue l’un des défis de développement les plus importants du XXIème siècle. A l’horizon 2050, 70% de la population vivra dans les villes. Celles-ci produisent à elles seules 80% des émissions de CO2 et concentrent les 3/4 des besoins énergétiques de la planète. L’objectif de l’IMREDD est donc de mieux piloter la ville.

Un nouveau bâtiment exceptionnel

Inaugurée prochainement par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, la nouvelle construction de l’IMREDD ouvrira en janvier 2020. Ce bâtiment exemplaire, « précurseur des conceptions et technologies d’avenir présente des caractéristiques tout à fait étonnantes », explique le Professeur Pierre-Jean Barre, directeur de l’IMREDD. Ce futur bâtiment sera complètement instrumenté. « Avant même sa construction, nous avons d’ailleurs pris soin de placer des capteurs, à 60 mètres sous le sol, afin de voir comment réagissait le sol en fonction des vibrations sismiques ».
D’un point de vue des performances énergétiques, le bâtiment sera « exceptionnel » : il contiendra toutes les technologies aptes à produire son énergie, à la consommer et à la stocker : protection solaire, boucle géothermale pour agir sur les degrés de température, présence de photovoltaïque pour produire l’électricité, de batteries pour stocker l’énergie et la réinjecter dans le bâtiment quand le soleil vient à manquer, de bornes de recharge intelligentes pour les véhicules électriques, capables de s’adapter aux besoins réels de ces dernières.
« Ce bâtiment servira de terrain d’expérimentation pour les chercheurs de chez nous, mais aussi aux entreprises qui travaillent avec nous », explique Pierre-Jean Barre.

Un lien très fort entre l’université et son territoire

Les demandes adressées à l’IMREDD sont toujours issues des entreprises. « Lorsqu’une entreprise nous sollicite, notre réaction première est de voir si nous avons les compétences au sein de nos laboratoires universitaires pour traiter la demande ». Si les compétences ne sont pas du domaine des laboratoires, l’IMREDD fait alors appel aux ingénieurs qui travaillent en son sein. « Notre objectif est de faire en sorte que les étudiants, les chercheurs et les entreprises travaillent ensemble sur le territoire.» Aujourd’hui, la métropole sollicite systématiquement l’université sur tous ses projets. A l’inverse, « sur un grand nombre de projets universitaires, la métropole est embarquée ». « Nous attirons aujourd’hui des délégations du monde entier, qui viennent se renseigner sur ce que nous faisons, et avec lesquelles nous construisons des partenariats ».

Et en 2020, l’IMREDD deviendra une composante de l’Université.

Zoom sur IRIS, un projet H2020 au cœur de l’IMREDD
Le projet IRIS soutient les villes phares d’Utrecht (Pays-Bas), de Göteborg (Suède) et de Nice et leurs villes suiveuses de Vaasa (Finlande), d’Alexandroupolis (Grèce), de Santa Cruz de Tenerife (Espagne) et de Focsani (Roumanie) pour répondre à leur besoin urgent de fournir dans leurs villes des services d’énergie et de mobilité moins chers, plus accessibles, plus fiables et contribuant à une qualité de vie urbaine meilleure et plus durable. En démontrant des solutions intelligentes qui intègrent l’énergie, la mobilité et les TIC, IRIS quantifie leur valeur et relie les intérêts de nombreuses parties prenantes à des modèles commerciaux innovants, permettant une réplication de solutions intégrées pour des villes durables à travers l’Europe et à l’échelle mondiale.