Un accord de coopération pour l’économie sociale et solidaire

Un accord-cadre de coopération sur l’économie sociale et solidaire, en préparation depuis plusieurs semaines, a été signé lundi 31 mars 2014 par la Conférence des présidents d’université (CPU), la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs (CDEFI), le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), le ministère délégué à l’Economie sociale et solidaire (MESS), l’Association l’Economie Sociale Partenaire de l’Ecole de la République (ESPER), le Conseil des Entreprises, employeurs et Groupements de l’Economie Sociale (CEGES) et Coop FR, les entreprises coopératives.

 

L’Economie sociale et solidaire (ESS) est une forme d’organisation d’activités économiques, fondée sur la solidarité. Elle est un acteur économique à part entière et contribue aux politiques de cohésion sociale et d’aménagement du territoire. Sa formation permet de promouvoir un modèle orienté vers la réponse aux besoins sociaux en favorisant l’investissement individuel de chacun. Les signataires du présent accord-cadre considèrent que la formation à l’économie sociale et solidaire permet de promouvoir un modèle économique orienté vers la réponse aux besoins sociaux de tous en favorisant l’investissement individuel de chacun.

 

Le présent accord-cadre a pour objet :

–          De promouvoir les valeurs de l’économie sociale et solidaire auprès des étudiants,

–          De favoriser l’attractivité des emplois portés par ce modèle au sein des divers métiers et activités de ce champ,

–          De soutenir et développer toutes initiatives mises en place par les établissements d’enseignement supérieur visant à mieux faire connaitre ce modèle économique,

–          De développer avec les partenaires les formations qui conduisent à des diplômes en lien avec l’économie sociale et solidaire.

En application de cet accord, des études permettront de mettre à jour la cartographie des formations liées à l’ESS afin de faire évoluer ces dernières dans la perspective de la création ou de la rénovation de diplômes. Parallèlement, les enseignants devront être formés à l’ESS tout au long de leur vie : les cosignataires s’engagent ainsi pour l’évolution des métiers et formations, le développement des formations des enseignants et personnels de l’éducation, le développement des formations en alternance, la formation continue et la VAE. Les signataires définissent de plus des mesures pour développer le goût d’entreprendre des étudiants en les encourageant à s’investir dans la vie associative étudiante, ce qui leur permet d’acquérir des compétences utiles à leur insertion professionnelle.

 

Un site dédié à l’information des jeunes sur l’ESS ainsi que les structures d’aide à l’insertion sera constitué afin de les informer des opportunités dans ce secteur.