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Quand les universités françaises occupent une place centrale dans l’activité scientifique du pays en sciences de la vie et de la santé 
La CPU, membre fondateur de l’Alliance Nationale pour les sciences de la vie et de la santé, (AVIESAN) a examiné avec intérêt les résultats de l’étude bibliométrique de l’OST1 décrivant la production scientifique des institutions de l’Alliance dans le domaine des sciences de la vie.
La recherche dont les résultats font l’objet de publications est menée pour une grande part dans des unités mixtes de recherche associant une université et un organisme de recherche, dans des services hospitaliers le plus souvent universitaires et dans des formations propres de recherche de l’université ou des organismes. De ce fait, il existe un chevauchement entre les relevés de production des universités et des organismes de recherche.
La CPU note avec satisfaction que les chiffres publiés par l’OST pour le compte d’AVIESAN confirment la place centrale des universités françaises dans l’activité scientifique du pays en sciences de la vie et de la santé : elles sont en effet associées à près de 75% du total des publications, 78,5% dans les domaines de la biologie fondamentale et de la recherche médicale. Quoiqu’il incombe plus aux universités qu’à leurs partenaires (CNRS, INSERM, etc.) et à des fondations tel l’Institut Pasteur, de remplir une mission d’enseignement universitaire et postuniversitaire, et aussi de diffusion des connaissances dans la société, elles sont très majoritairement associées aux publications les plus citées au niveau mondial : leur part est de 76,3 % pour les 5 % les plus citées en biologie fondamentale et recherche médicale.
Cette étude confirme par conséquent que les universités françaises, en partenariat avec les organismes de recherche, remplissent pleinement leur mission fondamentale d’enrichir les connaissances, qu’il leur revient aussi de transmettre.
Position adoptée à l’unanimité par l’assemblée plénière de la CPU
1L'Observatoire des sciences et des techniques (OST) conçoit et produit des indicateurs sur la recherche et le développement
Etude sur la précarité : un éclairage monographique traitant ensemble d’une grande diversité de situations
Une intersyndicale vient de publier une enquête sur la précarité dans l’enseignement supérieur et la recherche. Les données ont été recueillies à travers les réponses spontanées à un questionnaire diffusé sur internet. L’échantillon obtenu (effectif : 4409) regroupe différentes catégories de personnes : doctorants (avec ou sans allocations), post-docs, enseignants, administratifs, techniciens et ingénieurs et vise à donner une image descriptive et ressentie de ce qu’est la précarité pour les personnes qui ont répondu et se considèrent comme telles ; les réponses sont volontairement anonymes quant aux lieux et institutions d’appartenance. Les auteurs reconnaissent que l’échantillon ne peut être considéré comme représentatif, au sens habituel du terme. Au-delà de la richesse monographique ainsi présentée, plusieurs questions ou remarques méritent d’être formulées, avant une analyse plus approfondie.
- La catégorie « précaires » regroupe ici des situations très différentes : contractuels récurrents, ATER, contrats temporaires (CDI, CDD), vacataires, allocataires de recherche, etc. Ainsi, les chercheurs dits précaires sont pour les 3/4 des doctorants, qui ne disposent pas encore, par définition, d’un statut définitif. Nous avons déjà publié un article sur ce point dans notre newsletter n°29 du 21 décembre 2009 .
- Une correction semble également nécessaire pour les personnels BIATOSS: les universités ne « favorisent » pas les contrats de 10 mois ; ce sont les textes réglementaires qui définissent cette limite, limite contre laquelle la CPU s’est d’ailleurs élevée depuis plusieurs années et qui résulte jusque là d’une volonté des syndicats de protéger le statut de ceux qui ont passé et réussi des concours. Il en est de même pour la règle des 28 ans, présentée ici comme une volonté d’économiser le coût de la protection sociale, mais qui s’impose aux universités.
- Une revendication, citée à plusieurs reprises dans cette étude, est que la protection des travailleurs contractuels dans le secteur public soit au moins du niveau de celle qu’offre le droit privé ; ce qui est le cas du nouveau contrat doctoral qui présente justement les caractéristiques d’un vrai contrat de travail.
Cette étude met par ailleurs le doigt sur plusieurs problèmes récurrents : protection sociale non suffisante en période contractuelle, niveaux de rémunération discriminants entre homme et femmes, stabilisation non assurée au terme d’une période donnée de travail; leur solution demande à être analysée très en détails, ce à quoi travaille un groupe interne de la commission des moyens et personnels de la CPU.
Communiqué du CA de la CPU
Les universités françaises solidaires des universités haïtiennes
Au-delà de la compassion et des bons sentiments, l’ampleur de la catastrophe survenue en Haïti nous impose un devoir de solidarité à l’égard de l’ensemble de la population haïtienne. Les nombreuses actions en cours, tant sur le plan national et européen, qu’international, témoignent de l’ampleur de l’engagement collectif. Au niveau international, la Conférence ministérielle qui s’est tenue à Montréal fin janvier, à laquelle ont participé plus d’une vingtaine de pays, les Nations Unies, l’Union européenne, les institutions financières internationales et les organisations régionales, a rappelé le principe du respect de la souveraineté du gouvernement d’Haïti dans la mise en œuvre de l’aide humanitaire et de la reconstruction.
Face à l’urgence et l’état de crise en Haïti, la CPU s’est très rapidement mobilisée. Dès le 21 janvier dernier, en adoptant en plénière une position sur les conséquences de la catastrophe en Haïti , la CPU s’est ainsi engagée à jouer pleinement son rôle d’accompagnement pour soutenir tout projet visant à la reconstruction universitaire en Haïti à moyen et long terme.
En association avec plusieurs partenaires concernés (AUF, organismes de recherche…), la CPU s’engage d’ores et déjà auprès de la communauté académique et scientifique haïtienne en participant à un groupe de coordination piloté par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et visant à accompagner les établissements et organismes français d’enseignement supérieur et de recherche porteurs d’initiatives pour faire face à la situation d’urgence, puis à la période de « relance » ; et à répondre aux attentes qui seront exprimées par les acteurs haïtiens de l’enseignement supérieur et de la recherche représentés, en particulier, au sein de la Conférence des Recteurs, Présidents et Directeurs d’Institutions Universitaires dans la Caraïbe (CORPUCA), d'ailleurs présidée par un ancien président d'université français.
A court terme, la CPU a expressément appelé les Ministères concernés (MAEE, MESR, MIIIDS) à prendre toutes les mesures d’assouplissement et d’aide matérielle nécessaires pour faciliter l’accueil rapide des étudiants et universitaires haïtiens en France. Particulièrement forts, les liens entre la France et Haïti sont, en effet, anciens tant sur le plan historique, linguistique que géographique. Dès à présent, des dispositions particulières ont été prises pour les étudiants haïtiens sollicitant une inscription en premier cycle dans nos établissements pour l’année universitaire 2010/2011. En effet, Ils pourront transmettre leur dossier de demande d’admission préalable (DAP) directement aux universités, sans transiter par l’Ambassade de France, comme c’est d’ordinaire le cas pour les étudiants étrangers.
Consciente par ailleurs des difficultés rencontrées par les étudiants haïtiens déjà en France et du désarroi probable d’un certain nombre d’entre eux, la CPU a dressé le plus rapidement possible un état des lieux au sein de ses établissements membres. Aujourd’hui, près de 50 établissements ont répondu à notre appel et plus de 850 étudiants haïtiens inscrits dans les universités françaises ont déjà été recensés (non exhaustif).
Signe de la réactivité et de la mobilisation considérables des universités françaises face à la situation, cet état des lieux nous permet de constater l’importance des dispositifs d’urgence et des actions spécifiques déjà mis en œuvre : soutien psychologique, aide financière, offre et financement de bourses, prise en charge de l’hébergement, remboursement des droits d’inscription, rapatriement d’étudiants haïtiens, appel à la solidarité, collecte de fonds, création d’associations de soutien, organisation de rencontres et de conférences-débats, relance des activités à court terme par l’enseignement à distance… A noter qu’un certain nombre de ces initiatives sont menées en partenariat étroit avec les collectivités territoriales, les CROUS, les fondations universitaires.
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Création de l'Alliance pour l’Environnement : AllEnvi
Douze acteurs de la recherche scientifique1 , dont la CPU, se sont regroupés pour créer l'Alliance nationale de recherche pour l’Environnement « AllEnvi ». Quatrième alliance de recherche après les alliances pour la santé (Aviesan), l'énergie (Ancre) et le numérique (Allistene), AllEnvi a pour principale mission d’organiser une meilleure synergie des acteurs de la recherche sur les problématiques scientifiques liées à l’alimentation, à l’eau, au climat et aux territoires.
Le récent sommet de Copenhague a placé la question du « changement global » et de la croissance verte au cœur des défis économiques, des préoccupations sociétales et des relations internationales. Le changement global affecte non seulement le climat, mais aussi l'environnement, l'accès à l'eau, l'alimentation et l'agriculture. L'existence d'une recherche forte et coordonnée sur ces questions environnementales est déterminante pour apporter une réponse à la hauteur des enjeux.
La France a considérablement augmenté son effort de recherche, puisque le projet de loi « Grenelle I » affecte un milliard d’euros de fonds publics à la recherche environnementale, qui figure également parmi les axes prioritaires de la stratégie nationale pour la recherche et l’innovation (SNRI).
Réunissant tous les acteurs de recherche et d’enseignement supérieur concernés, AllEnvi bâtira une programmation coordonnée, en soumettant des priorités au gouvernement et aux agences de financement françaises et européennes, et proposera les plateformes communes de recherche nécessaires dans plusieurs domaines ciblés par le grand emprunt.
La CPU s’impliquera pleinement dans cette alliance et sera représentée au sein du Conseil par Gilbert Casamatta, Président de l’INP Toulouse.
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